grégory

grégory

# Posté le lundi 10 décembre 2007 09:34

grégory lemarchal-recevoir (2007)






Si tu ne pleures pas devant des femmes
Qu'on opprime et qu'on affame
Si tu n'éprouves pas de la douleur
Devant cette peine qui est la leur
Si tu ne verses aucune larme
Si tu n'es pas envahi de chaleur
Alors fais-toi greffer une âme
Alors fais-toi greffer un coeur

{Refrain:}
Quand on n'a plu d'honneur
Il reste quand même un espoir
Il y a peut-être un donneur
Quelque part
Quand on a plu d'honneur
Il reste quand même à savoir
Si pour de vrai tu n'as pas peur
Si au moins tu sais recevoir

Voilà pour toi une autre main
Pour signer la paix pour demain
Voilà ce tout nouveau visage
Pour parler un peu de partage
Si tu perçois enfin la lueur
Si tu ne reprends pas les armes
Tu pourras déposer ton coeur
Tu pourras déposer ton âme

{au Refrain}



# Posté le lundi 10 décembre 2007 09:34

grégory

grégory

# Posté le lundi 10 décembre 2007 09:28

grégory lemarchal-je t'écris (2005)





Je t'écris des trottoirs de nos villes habillées en Noël,
De quelques nuits d'hiver aux saveurs douces-amères

Je t'écris de ces soirs de lumière,
Des yeux émerveillés de cette petite fille
Au pied d'un grand sapin sur la cinquième avenue

Je t'écris d'un départ, d'une valise oubliée
Je t'écris d'un lac blanc où ce couple patine

Je t'écris d'un désert où l'épave d'un bateau se souvient de la mer,
Je t'écris d'une terre où des maisons s'écroulent

Je t'écris de Venise, où les amants s'éveillent au son de vieux clochers
Il y neigera peut-être encore cette année

Je t'écris de la mer, au large de Gibraltar le regard vers Tanger
Je t'écris de l'Afrique où l'on meurt par milliers

Des quatre coins de la terre, je t'écris des tranchées de guerres abandonnées

Je t'écris d'un baiser, de ce banc de Paris
Où deux amants s'enlacent dans leur éternité
Et que rien ni personne ne pourrait déranger

Je t'écris d'un café, de l'aile d'un avion
Où nos mémoires s'enlacent dans ton éternité
Et que rien ni personne ne pourrait m'enlever

Je t'écris de ces ciels de quart monde
Où les corps si légers d'enfants trop peu nourris s'élèvent sans faire de bruit

Je t'écris de la rue où l'on danse et l'on chante
Je t'écris du plumier d'un vieillard solitaire à la chambre oubliée

Je t'écris de la part de ces dieux impuissants aux noms desquels on tue
Je t'écris de la main de ces hommes de paix qui n'ont pas renoncé

Je t'écris de la Seine, la tour Eiffel y brille dans des reflets passés
Je t'écris du souvenir d'un baiser par milliers

Des quatre coins de la terre, je ferai le tour du monde, d'un jour très ordinaire
Je t'écris de ce rêve de t'avoir tant aimé

Je t'écris ébloui par tant d'humanité


# Posté le lundi 10 décembre 2007 09:28